Tous mes voeux de réussite au projet HyperNietzsche, qui promet de tisser avec les éditions traditionnelles des relations similaires à celles qu'aurait le SurHomme (ÜberMensch) avec les êtres humains tels qu'ils ont été jusqu'à maintenant ! Et de fait, si nous pouvons établir une équivalence entre Nietzsche et Mensch (être humain) (et quel lecteur d'Humain trop Humain, Menschliches Allzumenschliches, ou d'Ecce Homo pourrait s'en empêcher ?), alors HyperNietzsche est l'exact équivalent linguistique de SurHomme (ÜberMensch).

Du point de vue strictement savant, ce projet n'est pas seulement passionnant et impressionnant, mais même inévitable et nécessaire. Ses aspects légaux sont complexes, mais j'ai l'impression que le groupe qui développe l'HyperNietzsche aborde ces questions avec beaucoup de sérieux et d'impartialité. J'espère qu'il sera vraiment possible de les résoudre rapidement afin que nous puissions tous profiter des extraordinaires possibilités de recherche que l'HyperNietzsche promet d'ouvrir. Pour ce qui me concerne, je le ferai aussi tôt et aussi souvent que possible.

Nul doute que Nietzsche lui-même aurait ressenti une certaine inquiétude en voyant la totale emprise de la technologie occidentale sur son oeuvre. Pourtant, quelqu'un d'aussi hanté que lui par le désir d'atteindre des lecteurs, se serait consolé à l'idée de savoir ses écrits universellement accessibles. Et il est difficile d'imaginer que Nietzsche lui-même n'eût pas été l'utilisateur le plus assidu de l'HyperNietzsche.

Glenn W. Most

Dossier de presse

(extraits)

1) Libération, 5 octobre 2000

“Agir pour faire en sorte que tout ce qui est bien devienne bien commun et que tout soit libre pour ceux qui sont libres”, écrit Nietzsche dans le Voyageur et son ombre. Paolo D’Iorio, spécialiste du philosophe, a choisi cet aphorisme pour démarrer son livre l’HyperNietzsche. Son projet est d’utiliser l’Internet pour faire communiquer les sources concernant Nietzsche et mettre en relation les chercheurs. [lire le texte complet de l'article]

2) Le Monde, 5 janvier 2001

Nietzsche, héros soluble. Il s’agit d’utiliser efficacement la puissance d’Internet au service de la recherche et de la connaissance. Bonne idée, à laquelle il faut souhaiter soutiens et succès.” 2001, odysée Nietzsche? — Roger- Pol Droit. [lire le texte complet de l'article]

3) Le Figaro, 26 febbraio 2001

Les chercheurs boudent la Toile. Dans la mesure où une part importante de la recherche est financée par l’État, il serait juste que le maximum de gens puisse avoir accès à cette culture savante […]. Une façon de renouer avec l’idéal encyclopédique de Diderot, qui souhaitait mettre le savoir à disposition de tous. — Virginie François. [lire le texte complet de l'article]

4) Le Magazine Littéraire, 395 (février 2001)

Redécouvrir Nietzsche. L’ouvrage développe les différents aspects de cette entreprise d’envergure: sa dimension culturelle, puisque c’est une nouvelle “république des lettres” qui se constitue autour de ce type de “publication”; sa dimension juridique, à cause de la modification qu’elle appelle de la notion de droit d’auteur; mais aussi, bien sûr, les effets d’un tel outil dans la compréhension de l’auteur, qu’il s’agisse de l’analyse “genetique” des textes ou des nouvelles formes (hypertextuelles) de cheminement dans l’œuvre. — David Rabouin.

5) La Rivista dei Libri, mai 2001 (éd. italienne de The New York Review of Books)

La rete, Nietzsche, il futuro dei libri. Si ha l’impressione, leggendo questo volume, di trovarsi di fronte a qualcuno che sta tentando di aprire una strada nuova, una strada non priva certo di difficoltà ma dalle prospettive davvero feconde. Come sempre, il mezzo non è certo neutrale ma stavolta lo è in positivo. Se, infatti, «cambiare gli strumenti di comunicazione significa modificare la struttura della ricerca», la Rete potrà contribuire con le sue straordinarie caratteristiche all’ampliamento del sapere e dell’indagine nei campi più diversi e alla messa in comune dei risultati in tempi velocissimi, gli stessi tempi della creazione intellettuale. A conclusione del suo contributo introduttivo al volume, Paolo D’Iorio immagina che allo HyperNietzsche si possano collegare altri progetti dedicati a differenti scrittori, filosofi, scienziati, immagina che il Web diventi un grande ipertesto in qualunque momento e da chiunque consultabile affinché «tutto ciò che è buono diventi un bene comune e che per i liberi tutto sia libero», ma teme anche che tutto ciò somigli a un sogno…

Ci sembra, invece, che le fondamenta siano state ben poste, che la sfida sia aperta, che i risultati non tarderanno ad arrivare e che l’HyperNietzsche rappresenti fin d’ora un esempio -per quanto pionieristico- della enormi potenzialità insite nella Rete per chi ama la lettura e i libri.

(Alberto Biuso)

6) Frankfurter Allgemeine Zeitung, 23.05.2001

Für jeden und alle Die Nietzsche-Forschung wird digitalisiert und globalisiert von MARTIN STINGELIN

7) L'Humanité 07 Novembre 2001 - CULTURES -

L'ère des libres chercheurs par Stéphane Floccari [ lire le texte complet de l'article]

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8) www.Fabula.org, Théories de la fiction littéraire, 16 octobre 2000

HyperNietzsche: modèle pour la recherche en sciences humains sur Internet. Une première dans le monde éditorial universitaire qui consiste à publier un livre sur papier et sur Internet. […] Le projet est très complet et propose à la fois un modèle et son application au cas particulier de Nietzsche. […] A n’en pas douter, le projet hypernietzsche marque une nette évolution dans les habitudes du monde de la recherche et surtout dans celui de l’édition. [lire le texte complet de l'article]

9) www.01net.com, 26 octobre 2000

La société modifiée. Nietzsche, version Open Source. Un engin numérique enfin adapté au travail des chercheurs en sciences humaines, et qui se nourrit du travail des participants pour devenir plus complet et plus efficace. […]

Ça fera des oeuvres complètes vraiment complètes dans toutes les langues, évolutives mais aussi gratuites ! Vous savez combien coûte une intégrale de Nietzsche digne de ce nom aujourd’hui ? Beaucoup trop cher. […]

Et puis ce n’est pas tout, l’équipe d’HyperNietzsche explique comment développer un tel site, parce que, aux frontières d’HyperNietzsche, pourquoi pas un HyperSchopenhauer ? Et puis un HyperWagner qui appellera un HyperBach renvoyant sur un HyperBoulez, et pas d’hypermarchés...

L’équipe de Paolo D’Iorio parle à notre tête, pas à notre portefeuille. Il s’agit d’installer dans le réseau un espace de partage universel de tous les savoirs juridiquement disponibles. Les éditeurs traditionnels vont s’en plaindre, leur privilège de diffusion est si confortable. Qu’importe ! Étudiants, chercheurs, amateurs liront, sans solliciter leur avis et sans frein à leur boulimie.

Bon courage, messieurs les universitaires. Et prenez votre temps. — [lire le texte complet de l'article]

10) 19.clics.free.fr, bi-mensuel de l’internet culturel et politique, 22 novembre

Libre pour les libres: Nietzsche source ouverte. La tendance à la privatisation des archives et des données, la volonté de supprimer le droit de copie privée numérique, voire le droit de citation, l’extension de la brevetabilité, l’hégémonie des portails et moteurs commerciaux forment autant de limitations de l’espace public de la recherche.

Dans ces conditions, l’utilisation du web tel qu’il est, sans attendre un nouveau pallier d’innovation, ni d’éventuel grand programme de financement public, est devenue la seule piste réaliste pour les chercheurs. […]

Le projet de l’HyperNietzche est intéressant parce qu’il dépasse la seule problématique de la publication, ou pré-publication, telle que la pratique par exemple le Los Alamos National Laboratory.

L’HyperNietzche est à la fois un média de prépublication, d’archives partagées et un instrument de travail scientifique en réseau.— Francis Linart [lire le texte complet de l'article]

11) Internet Actu, 18 janvier 2001

HyperNietzsche ou le projet libre d’un chercheur italien en France. Ainsi, les sources primaires et les travaux des auteurs sont mis en relation et la navigation permet d’accéder aux textes de Nietzsche et à ce qui est dit sur ces textes. — Geneviève Vidal [lire le texte complet de l'article]

12) Internet Actu, 18 et 25 janvier 2001

Interview de Félix Fallax, sous la responsabilité de Ariel Suhamy. Nous avons inventé l’HyperTexte, disent les derniers chercheurs en clignant des yeux devant l’écran de leur ordinateur. […] Tout le monde, professeurs, traducteurs, commentateurs, essayistes qui pourront ajouter leur contribution à l’hypertexte, s’y retrouvera, sauf celui qui est l’objet de tant de soins. Rien en effet de plus éloigné des exigences et des enseignements de Nietzsche lui-même que cette double obsession, présente presque à chaque page, de la vitesse et de la totalisation, qui veut pouvoir disposer de tout et tout de suite. [lire le texte complet de l'article]

Friedrich Nietzsche répond à Félix Fallax. Impressionnant, sauf que ce Félix Fallax n’a pas compris que la lenteur dont je parle n’est pas celle de l’esprit. Au contraire, j’ai bel et bien écrit naguère : “Le bonheur est dans la vitesse du sentiment et de la pensée : tout le reste est lent, graduel et bête” (FP 3[75] 1875). Bien sûr que je suis contre “la hâte indécente, qui s’échauffe et qui veut vite “en finir” de toute chose”, que je vois plutôt incarnée, d’ailleurs, chez ces brillants essayistes de tous les pays qui croient penser d’autant mieux qu’ils lisent moins, et qui ont toute hâte de boucler leur dernier livre sur ma philosophie, pressés par l’urgence de célébrer, avec leurs éditeurs, le centenaire de ma mort. La vitesse de l’HyperNietzsche, au contraire, en leur présentant la richesse des essais, commentaires philologiques, réflexions philosophiques disponibles dans le monde entier concernant mes textes et mes manuscrits, obligerait ces hâtifs à prendre le temps de s’informer, de réfléchir, de pratiquer justement cette lecture lente dont je parle. […]

Je ne sais pas si plus d’information c’est moins de réflexion, mais je suis sûr que moins d’information c’est plus de bêtise. La preuve : Félix Fallax (avec accent aigu). [lire le texte complet de l'article]

13) fluctuat.net, mars 2001

Sciences-humaines, Hypertextualité, HyperNietzsche. Les avantages d’un tel projet sont innombrables : l’exhaustivité tout d’abord, pour l’internaute comme pour le chercheur. […]

HyperNietzsche lui garantit en outre la qualité des textes qu’il consulte, ceux-ci ayant été, lorsqu’il s’agit d’écrits récents, drastiquement validés par la communauté des spécialistes de Nietzsche participant au projet. Gain de temps donc, mais aussi pérennité du projet par rapport à ce que proposerait une édition en librairie de ces textes. Une fois en ligne, un texte reconnu “d’utilité publique” par les chercheurs d’HyperNietzsche reste disponible “à vie”, sans risque de disparaître du rayon sciences humaines 6 mois après sa parution. — Hélène Sérère [lire le texte complet de l'article]